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Le secteur du tourisme, et en particulier le transport aérien sont particulièrement impactés par l’épidémie de Covid-19 : réservations en chute libre, demandes d’annulation en forte progression, lignes aériennes allégées, reportées ou suspendues, pays de plus en plus nombreux à restreindre l’entrée des ressortissants européens, notamment français (interdiction d’entrée pure et simple ou quarantaine obligatoire) : Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Chypre, Colombie, Congo, Equateur, Etats-Unis, Irak, Israël, Italie, Jordanie, Kirghizstan, Kosovo, Liban, Malte, Maroc, Mauritanie, Monténégro, Paraguay, Pérou, Qatar, Sri Lanka, Soudan, Taïwan, Thaïlande, Turquie, Uruguay, Vénézuela, Vietnam, Zambie, région de Macao, villes de Hong Kong, Pékin et Moscou, Singapour, etc. La liste s’allonge chaque jour.

Face à cette situation dramatique, nombre de compagnies multiplient les gestes commerciaux et tiennent à rassurer leurs clients sur la sécurité de leurs avions. Ainsi Air France met en avant son action en matière d’hygiène et de sécurité pour ses passagers et son personnel, en collaboration avec les autorités sanitaires nationales et internationales : avions équipés de filtres Hepa qui renouvellent l’air de la cabine toutes les 3 minutes, nettoyage intégral des cabines avant chaque vol, pulvérisation d’un désinfectant homologué.

Report de votre voyage ou remboursement de votre billet d’avion ?

Air France a été parmi les premières compagnies à autoriser le report sans frais de tout voyage réservé avant le 31 mars pour l’ensemble de son réseau. Vous pouvez reporter votre voyage jusqu’au 31 mai. Vous pouvez aussi changer de destination ou annuler purement et simplement votre voyage en recevant un avoir (non remboursable), valable un an sur tous les vols d’Air France, de KLM et des partenaires du groupe. A Transavia, la filiale low cost du groupe Air France-KLM, les clients dont le vol est annulé sont éligibles au remboursement de leur billet ou à un report jusqu’au 24 octobre. Cela concerne les vols sur Israël, l’Italie, la Jordanie et le Liban.

Air France n’est pas un cas isolé parmi les compagnies européennes et même hors UE. Mentionnons l’exemple de la Royal Air Maroc : si vous avez acheté un billet ou si vous en achetez un jusqu’au 31 mars, vous pourrez reporter votre voyage jusqu’au 31 mai. Vous pouvez aussi annuler votre voyage en échange d’un autre voyage de même valeur dans les six mois. Dans les deux cas, il n’y a pas de frais mais il faut se manifester au moins 72 heures avant le départ du vol.

Et du côté des low cost ?

Du côté des low cost, les clients Ryanair dont le vol est annulé sont avertis par email et SMS et peuvent demander un remboursement ou modifier leur réservation. Chez easyJet, les frais de modification sont supprimés pour toutes les réservations déjà faites ou à venir : « Nous continuerons à proposer un calendrier de vols permettant aux clients souhaitant voyager de continuer à le faire, là où les restrictions de voyage l’autorisent et conformément aux directives des autorités sanitaires. Les clients préférant changer ou ajourner leur voyage pourront modifier l’horaire ou la destination de leur(s) vol(s) sans frais. Si une différence de tarif existe, elle restera à leur charge. Lorsque nous avons été obligés d’annuler des vols, les clients pourront voyager sans frais sur un autre vol ou être remboursés, suivant nos conditions générales habituelles ».

Volotea a également adopté une politique de frais de changement gratuit avec ce message à ses clients pour les vols réservés entre le 11 mars et le 6 avril (pour des voyages avant le 15 juin) : « si vos plans changent ou si vous décidez de reporter votre voyage entre ces dates, nous ne facturerons aucun frais pour changer vos vols (bien que des différences de tarifs puissent s’appliquer). Si vous avez le plan Flex inclus dans votre réservation, n’oubliez pas que vous pouvez également annuler votre vol, en dehors du changement de vol gratuit. Les fonds utilisés pour payer votre vol seront crédités sur votre compte Volotea et pourront être utilisés pour de futurs voyages, à condition que vous annuliez votre réservation au moins 4h avant le départ prévu. Ce crédit est valable un an à compter de la date d’achat du vol d’origine ».

Quid des tour-opérateurs et croisiéristes ?

Les tour-opérateurs se mettent eux aussi à offrir des facilités. Ainsi, TUI, le « n° 1 mondial du voyage », permet de changer de date et de destination moyen-courrier sur une sélection de Clubs Marmara et Clubs Lookea sans frais, jusqu’à 15 jours avant le départ. Cela concerne les réservations effectuées ce mois-ci (jusqu’au 31 mars) pour des séjours entre le 1er avril et le 6 juillet. Le report est possible jusqu’au 30 septembre mais avec facturation de l’éventuelle différence de tarif entre celui de la réservation initiale et celui de la période de report.

Mentionnons enfin le cas de Costa Croisières qui a décidé, pour la première fois en 70 ans, d’immobiliser la plupart de ses navires en offrant à ses clients un crédit pour une future croisière. Neil Palomba, le président de Costa Croisières, rappelle à ses clients que « notre mission est toujours d’assurer votre bonheur, et il ne peut y avoir de bonheur sans sécurité ». Et de lancer le hashtag #repartonsensemble !

Quels sont les pays encore accessibles aux touristes français ?

Pour suivre en temps réel les conditions d’entrée dans tel ou tel pays, vous pouvez consulter le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sachant que le ministère estime « préférable de différer les déplacements à l’étranger (y compris les croisières), dans toute la mesure du possible, compte tenu de l’évolution de l’épidémie de Coronavirus Covid-19 et des mesures restrictives prises par certains pays (interdiction d’entrée sur le territoire, isolement obligatoire, mesures de détection des symptômes, etc), à l’égard des voyageurs en provenance de France, du fait du développement de l’épidémie dans notre pays ».

Quelles conséquences à plus long terme ?

L’épidémie du Covid-19 a d’ores et déjà un impact considérable sur le transport aérien mais nous ne sommes encore qu’au début de cette véritable catastrophe industrielle : « le pire est à venir » prévient Thomas Juin, le président de l’Union des aéroports français (UAF). En témoigne par exemple Philippe Crébassa, le président du directoire de l’aéroport Toulouse-Blagnac, qui estime que l’impact de la pandémie se fera ressentir au moins jusqu’à fin mai. Mais quelles seront les conséquences à plus long terme ? Pour Adeline Noorderhaven, présidente de l’Apra (une association de défense des droits des passagers), « cette crise va probablement accélérer la bataille de la concurrence en cours dans le secteur de l’aviation, au détriment des petites compagnies. Cela signifie inévitablement une réduction significative du choix des consommateurs, des prix plus élevés et une situation d’oligopole, ce qui rendra le passager encore plus vulnérable ».

Photo © Christian Guillard / FlyAndGo

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