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Avion contact passerelle

Ce mardi 10 mars, l’Union des aéroports français estimait à 20 % la chute du trafic aérien en France. Et l’UAF n’a pas caché sa profonde inquiétude pour les prochaines semaines : la situation devrait empirer très fortement avec l’effondrement de la demande, avec la réduction de l’offre (vols annulés, avions plus petits) et même avec la défaillances des compagnies aériennes les plus fragiles (on a déjà vu la disparition de la compagnie britannique FlyBe). Pour Thomas Juin, président de l’UAF (portrait ci-dessous), l’épidémie du Covid-19 « aura un impact économique terrible sur le transport aérien, sur l’attractivité et la connectivité de nos territoires ainsi que sur les équilibres économiques des sociétés d’exploitation aéroportuaire. L’urgence est là. L’UAF réclame des pouvoirs publics des mesures fortes de report de charges sociales et fiscales pour les entreprises du secteur ».

UAF Thomas Juin

Ces sombres perspectives interviennent après une année 2019 qui a certes connu une croissance du trafic aérien français, mais une croissance qui a sensiblement ralenti au fil des mois : le nombre de passagers avait progressé de 5,7 % au premier semestre, et de seulement 2,1 % au second semestre. Et encore, la France a plutôt bien résisté par rapport à ses voisins européens : avec un total de 214 millions de passagers en 2019, nous affichons un + 3,8 % soit, pour une fois, un demi-point de mieux que la moyenne de l’UE (+ 3,3 % l’an dernier contre + 5,4 % en 2018 et + 7,7 % en 2017). Dans le détail des statistiques 2019, on constate aussi que la croissance française a été tirée par les grands aéroports régionaux dont le nombre de passagers s’est accru de 6,9 % (malgré la contre-performance de Toulouse-Blagnac : – 0,1 %). Les aéroports parisiens n’ont progressé que de 2,5 % et les petits aéroports de proximité ont stagné à + 0,2 %. Les grands aéroports régionaux ont totalisé l’an dernier pratiquement le tiers du trafic national et 58 % de la croissance. Autres moteurs de la croissance 2019 : les vols internationaux et les compagnies low cost qui captent désormais un passager sur trois.

Notons enfin que si le nombre de passagers s’est accru de 3,8 % l’an dernier en France, le nombre de mouvements d’avions n’a lui progressé que de 1,5 %, et que 40 aéroports français sont désormais engagés dans la démarche ACA (Airport Carbon Accreditation) qui vise à réduire fortement leurs émissions de CO2. L’Union des aéroports français entend aller encore plus loin avec la mise en œuvre du programme EASÉE : Engagement des Aéroports pour la Sobriété Énergétique et l’Environnement. Le zéro émission de CO2 sera une réalité pour l’ensemble des aéroports français au plus tard en 2050, et il s’agit bien d’un zéro émission, pas d’une neutralité carbone obtenue par compensation des émissions.

www.aeroport.fr

Photo Avion © Christian Guillard / FlyAndGo

Portrait Thomas Juin © DR

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