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Toulouse-Blagnac : nouvel élan et stratégie sur cinq ans

TLS nouveau visuel 2021

Le plus dur est derrière nous. Ce n’est pas la première fois qu’on se le dit, à Toulouse-Blagnac, depuis le début de la pandémie de Covid-19, mais cette fois-ci devrait être la bonne, grâce en particulier aux campagnes massives de vaccination. Certes, retrouver le niveau de trafic de 2019 prendra du temps (pas avant 2024 ou 2025), d’autant que l’aéroport toulousain sera pénalisé par le poids de son trafic Affaires, notamment sur l’axe Toulouse – Paris : on sait qu’entre nouvelles habitudes de réunions virtuelles et restrictions des budgets Déplacements des entreprises, le trafic Affaires redécollera plus lentement que le trafic Loisirs et Voyages affinitaires. Mais Toulouse-Blagnac est désormais doté d’un nouveau plan stratégique 2021-2025 et il s’offre même une nouvelle identité visuelle (ci-dessus) avec pour slogan : « au cœur de toutes les émotions ».

Bref, « nous sommes tous prêts pour prendre un nouvel élan », résume Christian Cassayre, président du conseil de surveillance de la société ATB et directeur financier du groupe Eiffage, premier actionnaire de Toulouse-Blagnac (ci-dessous avec, à gauche, Philippe Crébassa, président du directoire de l’aéroport).

TLS Crebassa et Cassayre

Reconquérir les passagers et les compagnies aériennes, c’est le premier objectif du plan stratégique baptisé CARE : Conquérir avec Audace pour Rebondir Ensemble. La compétitivité de la plateforme (et donc son équilibre économique) passe aussi par les mesures sanitaires, la transition écologique et l’attractivité du territoire. Toulouse-Blagnac a encore de belles marges de progression « à l’import », en faisant venir davantage de touristes (et d’entreprises) en partenariat avec la Métropole toulousaine, le Département de la Haute-Garonne et la Région Occitanie. Cette stratégie correspond d’ailleurs pleinement à la façon dont Eiffage voit, avec conviction, son métier de gestionnaire de concessions : « un investisseur sur le temps long et dans le cadre d’un fort ancrage territorial » comme le souligne Christian Cassayre, lui-même originaire du Lot et diplômé de TBS (on disait alors Sup de Co Toulouse).

Pour l’instant, le trafic passagers de Toulouse-Blagnac est à peine à 20 % de ce qu’il était avant la pandémie. Au niveau européen, on devrait atteindre les 30 % sur l’ensemble de l’année (disons entre 28 et 36 %). À l’échelle mondiale, on peut noter que le trafic intérieur aux Etats-Unis a déjà retrouvé 90 % de son niveau d’avant le Covid. En Chine, on est même à 100 % !

Plaisir et sérénité

Sans rêver de telles perspectives à court terme, l’aéroport de Toulouse entend retrouver ses passagers en leur offrant une nouvelle expérience combinant « plaisir et sérénité ». Parmi les nouveaux services qui vont être proposés : un nouveau site internet avec sa fonction Travel Match (moteur d’inspiration de voyages très personnalisé) et son guide d’accompagnement du voyageur (lui aussi très personnalisé) ; au-delà du virtuel, Toulouse-Blagnac va dédier aux voyageurs fréquents un circuit premium à haut niveau de services pour optimiser encore davantage leur parcours dans l’aérogare. Ces mêmes voyageurs fréquents pourraient bientôt se voir proposer un programme de fidélité de l’aéroport, à l’image de ce que font les compagnies aériennes classiques. En attendant, on peut aussi profiter de quelques bons plans, comme le stationnement longue durée pour les vacances de cet été : 3,90 € par jour sur le parc P5.

Sur le plan environnemental, Toulouse-Blagnac est membre du consortium Stargate (avec les aéroports de Bruxelles, Athènes et Budapest) qui vise à développer des solutions innovantes pour décarboner l’écosystème aéroportuaire. Ce projet a été retenu par la Commission européenne dans le cadre de son Pacte Vert. De plus, ATB doit obtenir dès cette année son accréditation ACA3+ (neutralité carbone par compensation des émissions) et développe bien d’autres projets dont une station de production et de distribution d’hydrogène (pour les bus desservant les avions et les parcs autos) et une chaufferie biomasse qui alimentera trois des quatre halls de l’aérogare et sera raccordée au réseau de chaleur de la ville de Blagnac. Un nouveau système de surveillance à la fois du bruit et des trajectoires des avions sera opérationnel au second semestre. Les données seront en accès libre sur internet.

Signalons enfin que Toulouse-Blagnac entend bien continuer à développer ses revenus extra-aéronautiques, notamment dans l’immobilier d’entreprise grâce à l’étendue de ses réserves foncières. Après les halls de peinture de Sabena Technics et l’hôtel NH, l’aéroport a livré en avril un local industriel au groupe Hutchinson (sur la zone Blagnac 3) et un nouveau centre de tri de fret express de 3 500 m² sera remis à FedEx d’ici la fin de l’année, sur la zone historique de Blagnac 1.

www.toulouse.aeroport.fr

Photo © Christian Guillard / FlyAndGo

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