
Cancelled. C’est désormais l’indication qui accompagne la plupart des vols au départ et à l’arrivée dans les aéroports français – et bien au-delà ! Entre la chute de la demande et la fermeture des frontières, les compagnies aériennes jettent l’éponge. Elles réduisent de 70, 80, voire 90 % leurs programmes de vols et envisagent déjà une immobilisation totale de leurs flottes. Dès samedi, la compagnie belge Brussels Airlines, filiale à 100% du groupe Lufthansa, suspendra l’ensemble de son activité de vols réguliers. Les trois alliances aériennes mondiales (OneWorld, Sky Team et Star Alliance) demandent un soutien exceptionnel des Etats pour atténuer « les défis sans précédent auxquels fait face l’industrie mondiale du transport aérien ».
Vers un « big crash » du transport aérien ?
Même les low cost n’écartent pas l’hypothèse d’un arrêt complet de leurs activités. C’est le cas chez Ryanair. Pour easyJet, « l’aviation européenne est confrontée à un avenir précaire et rien ne garantit que les compagnies aériennes européennes survivront à ce qui pourrait être un arrêt des voyages à long terme et aux risques d’une lente reprise ».
Les compagnies tentent de maintenir la vente (en ligne) de billets d’avion en offrant la gratuité des frais de modification des dates de voyage. Mais a-t-on vraiment envie de prévoir ses prochaines vacances dans le contexte actuel ?
Photo © Christian Guillard / FlyAndGo
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