
C’est une première en France, l’aéroport de Marseille Provence offre la possibilité aux voyageurs de se faire expédier à leur domicile les objets interdits en cabine.
Tripperty, c’est la contraction de « trip » et de « liberty »
Ce service sera développé dans les aéroports parisiens avant la fin de l’année 2017.
Connaissez-vous précisément la liste des objets interdits en cabine ? Bien évidemment, mais il arrive parfois d’oublier votre flacon de parfum préféré au fond du sac. Pas de chance, il contient plus de 100 ml. Il vous sera confisqué. C’est là qu’intervient Tripperty.
L’idée a été développée par deux postiers. La Poste a en effet lancé un concours interne via son laboratoire d’innovations. Caroline David et Yves Kerboriou, cadres à La Poste ont remporté le concours d’intraprenariat « 20 projets pour 2020 »
« C’est le monde du voyage et tourisme qui nous intéresse, on a regardé tout ce qui existe dans le parcours client. On a décortiqué l’envie du voyageur. Tout commence quand on se dit, j’aimerais bien partir sans avoir d’idée précise sur la destination. On a créé des séances d’open innovation avec des étudiants, des hommes d’affaires, des familles. Il en est ressorti que les contrôles sont trop souvent une source de stress. Surtout lorsque votre objet est confisqué pour des raisons de sécurité » explique Yves Kerboriou.
En test à Marseille, bientôt à Paris
Les tripperbox sont un vrai succès. Depuis leur lancement, entre 15 et 20 objets sont renvoyés chaque jour de l’aéroport de Marseille. Tripperty s’appuie sur la logistique de la poste. Lors des contrôles, les agents de sécurité proposent aux voyageurs de réexpédier leur objet interdit en cabine. Il faut compter une quinzaine d’euros. Le service sera lancé dans les aéroports parisiens avant la fin de l’année. Des études sont en cours à Nice.
Tripperty s’intéresse aux hôtels et aux bagages
Les deux postiers ne comptent pas s’arrêter aux aéroports. Qui n’a jamais oublié sa trousse de toilette dans un hôtel ? Ils proposent aux hôteliers d’expédier facilement les objets laissés dans la chambre. « Les hôteliers le font mais ça leur prend du temps, ce n’est pas leur cœur de métier. On laisse une enveloppe à l’hôtel, le client étourdi est contacté par mail, il lui suffit de donner son adresse, de payer et l’objet lui est retourné » ajoute Caroline David.
Enfin, Caroline et Yves ont mis en place, à Paris, un service de transports de bagages de votre hôtel vers l’aéroport. « Si on veut avoir un peu de temps pour visiter la ville sans être contraint de repartir à l’hôtel avant de reprendre un vol, c’est une solution idéale. On estime qu’un voyageur peut gagner 3 à 4 heures sur place, sans avoir à se soucier de ses valises ».
Prochaine étape pour les deux start uppers : passer devant le comité d’investissement interne de la poste, défendre leur « mini-entreprise » et pourvoir créer une filiale de la poste.

Photos © AMP
Vous avez aimé ? Réagissez !
Annuler la réponse