
Rien ne va plus entre les actionnaires locaux de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) et les actionnaires chinois réunis au sein de la société Casil Europe.
La CCI de Toulouse, le Conseil régional d’Occitanie, le Conseil départemental de Haute-Garonne et Toulouse Métropole détiennent 40% du capital d’ATB contre 49,9% pour Casil Europe. Les 10,1% restant appartiennent à l’Etat. Et ces actionnaires locaux viennent d’écrire au Premier ministre pour lui demander de ne pas vendre la part de l’État, et surtout de ne pas la vendre à Casil Europe dont ils dénoncent très violemment le comportement : « depuis deux ans, la volonté systématique du nouvel actionnaire est de ponctionner les réserves de la société. Cela démontre chaque jour une logique recherchant le rendement immédiat, déconnectée du développement à long terme de l’entreprise et de l’intérêt général du territoire et de son économie ».
Et d’ajouter : « Les turbulences apparues ces derniers mois en matière de gouvernance, avec l’annonce du départ du président du directoire et tout dernièrement de la présidente du conseil de surveillance, nous interrogent d’autant plus sur la stabilité du 4ème aéroport de province ».
En conclusion, les quatre actionnaires locaux réaffirment leur volonté commune de garder un actionnariat public de long terme majoritaire au sein de la société ATB et demandent donc à l’État de renoncer à exercer son option de vente des 10,1% qu’il détient encore.
Photo © Philippe Garcia / Aéroport Toulouse-Blagnac
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