
De nombreux aéroports sont encore totalement fermés au trafic commercial et les autres doivent se contenter de quelques vols par semaine. Pas de recettes, donc, et des coûts fixes très importants. Résultat : « les équilibres économiques des aéroports sont clairement fragilisés et leur pérennité est menacée » déclare Thomas Juin, le président de l’Union des aéroports français (portrait ci-dessous).

Le transport aérien ne retrouvera son niveau d’avant la crise du Covid-19 ni dans les prochaines semaines ni dans les prochains mois. Il faudra sans doute attendre 2023 pour retrouver le trafic de 2019. L’UAF a donc adressé deux demandes pressantes auprès des pouvoirs publics :
- l’Etat doit maintenir au-delà du 1er juin les taux actuels de prise en charge du chômage partiel pour les personnels aéroportuaires ;
- l’Etat doit aussi assumer le coût du déficit des missions de sûreté et sécurité aéroportuaire. Ce déficit est estimé est à 500 millions d’euros. Si l’Etat ne le prend pas en Charge, avertit Thomas Juin, il y aura une explosion de la taxe d’aéroport qui est perçue sur chaque billet d’avion pour financer ces missions régaliennes.
Et le président de l’UAF d’ajouter : « l’absence de réponses concrètes et immédiates à ces deux demandes vient mettre en péril les aéroports et leurs milliers d’emplois ainsi que la reconstruction de la connectivité aérienne de la France et de ses territoires. Afin d’attirer à nouveau les compagnies aériennes, il faut impérativement baisser le coût de touchée sur nos aéroports. Nous avons aujourd’hui besoin d’un véritable plan en faveur de la reconstruction de la connectivité de notre pays ! »
Photo Aéroport © Guillaume Serpault / ATB
Portrait Thomas Juin © Michaël Guichard / UAF
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