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Toulouse CCI Philippe Robardey

Finalement, la future ligne de métro Toulouse Aerospace Express (TAE) ne passera pas par l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Du moins si l’on s’en tient au tracé officiellement validé cet été. Mais les représentants du monde économique ne s’avouent pas vaincus. Philippe Robardey, président de la CCI de Toulouse, est monté en première ligne cette semaine, entouré des élus du Medef, de la CPME, de la CMA et de l’U2P (commerçants et artisans de l’Union des entreprises de proximité).

« Nous, dans les entreprises, on à l’habitude de se battre. Alors, s’agissant de la troisième ligne du métro toulousain, on ne s’avoue pas vaincu : la bataille n’est pas perdue, il n’y a pas de fatalité ». Pour Philippe Robardey comme pour les autres représentants du monde économique de la Haute-Garonne, il est hors de question de « rater le rendez-vous » d’un métro direct, sans rupture de charge, entre l’aéroport et la gare LGV, son futur quartier d’affaires et son emblématique Tour d’Occitanie. « Ce sera un avantage concurrentiel évident vis-à-vis des autres métropoles françaises et européennes pour attirer des grands comptes et des centres de décision. Dans la compétition internationale, Toulouse doit avoir une politique de transport ambitieuse, avec une vision à long terme. Il y a autour de la zone aéroportuaire et du futur parc des expositions une réserve foncière de 40 hectares à vocation économique. Il faut des transports en commun à la hauteur, tant pour le quotidien de nos entreprises et de nos salariés que pour l’attractivité de notre agglomération ».

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Pour le monde économique, la LGV est certes nécessaire mais elle s’inscrit dans un avenir de plus en plus incertain. L’aéroport constitue donc la seule véritable porte d’entrée pour les échanges nationaux et internationaux. Il doit absolument être relié à la gare par un métro direct.

Un surcoût de 200 millions ? Des solutions existent

La CCI de Toulouse est le premier actionnaire public de la société Aéroport Toulouse-Blagnac. « Mais ATB n’a pas vocation à participer au financement d’une ligne de métro, en dehors de sa participation à une station Aéroport », rappelle Philippe Robardey. « Par rapport au tracé actuel, le passage de TAE à l’aéroport représenterait un surcoût de l’ordre de 200 millions d’euros. Ce n’est même pas ce que les entreprises versent chaque année au SMTC Tisséo (239 M€ l’an dernier). Nous assurons 57 % du financement des transports en commun, nous pourrions être un peu plus écoutés. » Philippe Robardey observe que le dialogue s’est un peu amélioré après une stratégie du « diviser pour mieux régner ». « Reste à discuter tous ensemble autour d’une même table. Des solutions de financement alternatives existent : Partenariat Public-Privé (PPP) ou allongement de la durée des crédits, d’autant que les taux d’intérêt sont phénoménalement bas. Quand on parle d’une ligne de métro, on parle d’une infrastructure que l’on exploitera pendant plus d’un demi-siècle au moins. Le temps du monde économique n’est pas le temps du monde politique. Nous sommes face à un rendez-vous à ne pas manquer, Si nous le ratons, nous subirons immanquablement une sanction économique. Et toute solution ultérieure coûtera beaucoup plus cher ».

Portrait Philippe Robardey © CCI Toulouse

Photo Aéroport © Guillaume Serpault / ATB

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