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J.J. Labadie : l’ancrage régional de Hop! Air France en Occitanie

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Dans la nouvelle organisation territoriale d’Air France, Jean-Jacques Labadie a la chance d’être le directeur d’une région qui correspond exactement au découpage de l’Occitanie. Il intervient donc sur 5 aéroports : Castres-Mazamet, Montpellier, Perpignan, Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Toulouse-Blagnac. Hop! Air France dessert 9 destinations métropolitaines au départ de l’Occitanie et a déjà enregistré 3,6 millions de passagers sur les 9 premiers mois de l’année. Pour le programme Hiver 2016-2017, son objectif est de consolider le trafic au départ de Toulouse et de gagner le pari de la Navette qui arrive le 30 octobre à Montpellier. Sans négliger l’avenir des aéroports de proximité.

Dans l’histoire du groupe Air France, notre région pèse d’un poids aéronautique tout à fait spécifique. Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

Bien sûr ! En dehors de nos relations avec les constructeurs Airbus et ATR, Air France emploie plus de 1 930 salariés dans la région. Nous avons à Toulouse une présence que l’on ne retrouve dans aucune autre métropole régionale. C’est le 2ème bassin d’emplois du groupe après l’Île-de-France, avec des activités très diversifiées : escale, maintenance, informatique, comptabilité, prévention des fraudes sur les billets et les miles… Nous avons même le seul service partagé entre Air France et KLM en province : le centre d’analyse financière qui compte 270 collaborateurs et qui traite en temps réel les billets émis dans le monde entier pour Air France, Hop! et KLM.

Cette forte présence ne vous empêche pas d’avoir des relations un peu tendues, semble-t-il, entre Hop! Air France et la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB)… Une nouvelle assemblée générale des actionnaires est prévue jeudi prochain, 20 octobre. Où en sommes-nous ?

Les relations se sont un peu détendues mais nous restons opposés à certaines pratiques et à certains projets portés par les nouveaux actionnaires de l’aéroport. Et quand je dis « nous », il ne s’agit pas seulement de Hop! Air France – KLM. Quand j’explique que les passagers doivent avoir le parcours le plus simple, le plus rapide, le plus fluide entre leur entrée dans l’aérogare et leur arrivée en salle d’embarquement, j’exprime le point de vue de toutes les compagnies. Et quand je dis que les emplacements équipés de passerelles doivent être laissés aux avions qui utilisent (et aux compagnies qui payent) ces passerelles, c’est une position partagée par toutes les compagnies dites « traditionnelles » : nous avons besoin de ces passerelles pour la qualité de service aux passagers, nous en assumons le coût, nous n’avons pas envie de voir ces emplacements occupés par des compagnies low cost qui débarquent leurs clients directement sur le tarmac. C’est une question de bon sens !

Qu’est-ce qui vous choque dans le projet de création d’un poste unique d’inspection-filtrage et d’extension de la zone commerciale ?

Toulouse-Blagnac n’est pas un hub où les passagers ont quelques heures à occuper en attendant leur correspondance. Ils n’ont pas besoin d’une énorme zone commerciale de 5 300 m² ! Les clients de la Navette, qui sont au cœur de notre business, ne veulent pas d’un parcours « à la Ikea » pour aller à leur avion. Ils veulent, je le redis, un parcours simple, rapide, fluide, le plus direct possible. Nos clients et les clients de l’aéroport, ce sont les mêmes. Prenons compte ensemble de leurs vrais besoins, ayons des relations normales d’écoute et de dialogue entre clients et fournisseurs, et respectons les accords signés, comme la décision prise en 2013 d’avoir 2 postes d’inspection-filtrage et non pas un PIF unique.

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On vous reproche par contre de ne pas être très créatifs au départ de Toulouse, de vous contenter de la « rente de situation » que constitue la Navette Toulouse – Orly : pas de lignes nouvelles, fermetures des lignes estivales et absence de Transavia, la filiale low-cost du groupe…

L’objectif prioritaire de Transavia est de se développer au départ de Paris. En province, on mise d’abord sur Lyon et sur Nantes. Notre nouveau président Jean-Marc Janaillac donnera sa vision stratégique en décembre. Je ne désespère pas de voir Toulouse figurer en bonne place dans l’essor de Transavia et de ses vols loisirs européens. Je souhaite aussi qu’à côté de nos 25 vols quotidiens sur Orly, on renforce la desserte de Roissy-CDG : peut-être pas avec des fréquences supplémentaires dans un premier temps mais avec des avions de plus grande capacité sur nos 6 vols quotidiens, des Airbus A321 de 212 sièges plutôt que des 319 et 320.

Dans l’immédiat, pour votre programme Hiver 2016-2017, c’est Montpellier qui tient la vedette ?

Je voudrais dire d’abord que nous sommes une compagnie profondément ancrée dans son territoire régional : nous sommes formidablement présents à Toulouse avec jusqu’à 53 vols par jour sur Orly, CDG, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Rennes et Strasbourg, sans compter les vols KLM sur Amsterdam et ceux en partage de code avec Alitalia à destination de Rome. Hors Toulouse, nous nous développons à Montpellier et nous croyons en l’avenir de Castres-Mazamet, de Tarbes-Lourdes-Pyrénées et de Perpignan-Sud de France. Nous sommes la compagnie de toute l’Occitanie, y compris de sa partie catalane, et pas seulement de ses deux métropoles. Peu de régions ont une telle densité d’aéroports. Nous pouvons donc proposer une offre de proximité pour le tourisme, les familles et bien sûr pour la clientèle Affaires et le développement économique de nos entreprises.

Alors s’agissant de Montpellier, oui, c’est un challenge important qui s’ouvre à nous avec la Navette. Ce produit unique en Europe fête ses 20 ans et Montpellier est la cinquième métropole à bénéficier de la Navette, après les autres villes du Grand Sud : Bordeaux, Toulouse, Marseille et Nice. À partir du 30 octobre, nous allons passer de 8 à 10 vols par jour sur Orly, c’est une croissance de l’offre de 20 %, c’est considérable. Mais nous avons senti un véritable besoin. Face au TGV, la Navette offre sa régularité, sa ponctualité, ses fréquences, sa flexibilité et son accessibilité avec des tarifs très attractifs, à partir de 49 € TTC le trajet. D’où notre slogan sur « Paris en un coup de Navette magique ». Nous sommes très compétitifs et le lancement de la Navette correspond aussi à la volonté des élus locaux et régionaux de « rééquilibrer » en quelque sorte Toulouse et Montpellier.

Photos © Air France

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