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Coronavirus : vers un lent déconfinement des avions

Brussels Airlines stockage avions

Le déconfinement du 11 mai ne sera pas un vrai « retour à la normale » et les avions eux aussi devront encore attendre de longs mois avant de retrouver leur vie d’avant. Les aéroports français avaient enregistré plus de 214 millions de passagers l’an dernier ; ils vont en perdre au moins 80 millions cette année avec la pandémie de Covid-19. Le chiffre d’affaires du transport aérien devrait diminuer de 13,3 milliards d’euros dans notre pays, de 310 milliards de dollars au niveau mondial selon les dernières estimations de l’Association internationale du transport aérien (IATA).

A ce jour, dans notre Grand Sud, le trafic reste totalement à l’arrêt à Bordeaux et Montpellier comme dans tous les aéroports locaux. Nice et Toulouse doivent se contenter d’une liaison quotidienne sur Paris-CDG avec Air France. En comparaison, le trafic aérien semble presque intense à Marseille : à la rotation sur la capitale, il faut ajouter deux aller-retours quotidiens sur Bastia et deux autres sur Ajaccio avec Air Corsica – au titre de la continuité territoriale entre la Corse et le continent.

Une reprise en 3 temps : domestique, Europe, international

A compter du 11 mai, on peut miser sur une reprise des vols domestiques. Mais cette reprise sera très progressive, d’autant qu’Air France va accélérer – et peut-être amplifier – la restructuration de son réseau intérieur. Le projet, initié avant la pandémie, prévoyait une réduction de l’offre de 15 % d’ici 2021. Les réductions de fréquences, les fermetures de lignes pourraient aller au-delà, compte-tenu de la situation financière du groupe.

Après les vols domestiques, ce sont les liaisons intra-européennes qui reprendront. Dans quelques semaines ? Dans quelques mois ? Tout dépendra de l’évolution de la situation sanitaire dans chaque pays et de la réouverture des frontières. Le Covid-19 a fait chuter la règle des 3 % de déficit public de l’Union européenne ; elle a aussi fait tomber la libre circulation des citoyens dans l’espace Schengen.

Enfin, les vols internationaux, intercontinentaux seront sans doute les derniers à reprendre leur envol. Toulouse-Blagnac devait lancer le 4 juin une ligne quasi-quotidienne (5 vols par semaine) sur Montréal avec Air Canada. Un beau projet qui ne verra pas le jour avant des mois…

L’offre des compagnies aériennes sera donc très limitée dans un premier temps, et la demande des passagers ne sera peut-être pas plus brillante.

Pour les voyages Affaires, dans un contexte de crise économique « brutale », les entreprises ne manqueront pas de réduire drastiquement leurs budgets Déplacements, d’autant plus que le confinement leur aura permis d’expérimenter à grande échelle le télétravail et la visioconférence pour leurs cadres et dirigeants.

Pour les voyages « affinitaires » (les passagers VFR : Visiting Familiy and Relatives), on peut supposer une demande très forte. Mais, pour aller retrouver enfin les parents, les amis dispersés un peu partout en France voire en Europe, osera-t-on prendre l’avion ou tout autre transport collectif ? Acceptera-t-on de passer une ou plusieurs heures au coude-à-coude avec un autre passager, cet inconnu qui voyage masqué et qui est peut-être un « porteur asymptomatique » comme on dit…

Enfin pour les voyages Loisirs, pour partir en week-end ou en vacances, le choix de destinations risque d’abord d’être limité si l’on veut partir à l’étranger. Quelles seront les compagnies aériennes encore présentes lors de la reprise ? Quels seront les pays aux frontières ouvertes ? Quels seront les contrôles sanitaires à l’entrée dans ces pays ? Et les contrôles sanitaires au retour en France ? Et quel sera le prix des billets ? Certes, le pétrole est pour l’instant au prix plancher. Mais quel sera le coût des contraintes sanitaires pour les compagnies aériennes et les aéroports si l’Etat ne prend pas en charge tout ce qui relève de la santé publique et des missions régaliennes ?

Quant à la distanciation sociale dans les avions, cela existe déjà. Cela s’appelle la classe Business. Ce n’est pas à la portée de la très grande majorité des voyageurs et ce n’est pas le modèle économique des compagnies qui ont tiré la croissance et la démocratisation du voyage en avion : les low-cost.

Photo © Brussels Airlines

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