
Pour son programme Printemps-Été 2016, l’aéroport Perpignan Sud de France propose un choix de 16 destinations en vols direct (contre 11 l’été dernier). Les principales nouveautés sont proposées par la compagnie Chalair Aviation: Bastia, Bordeaux, Brest, Genève et Metz-Nancy. Le point avec Dimitri Sindres, responsable du développement de l’aéroport.
La compagnie Chalair Aviation, qui fête ses 30 ans cette année, va baser un ATR durant tout l’été à Perpignan et proposer 6 destinations, contre une seule l’été dernier (Ajaccio). Comment expliquer ce fort développement ?
À l’occasion du vol Perpignan – Ajaccio de l’été dernier, nous avons noué d’excellentes relations avec Chalair. C’est une compagnie française à taille humaine, à l’image de notre aéroport. Nous parlons d’égal à égal et c’est très constructif. Chalair a donc choisi d’ouvrir des vols sur Bordeaux et Brest, sur Genève, sur Metz-Nancy et sur Bastia en plus d’Ajaccio. Les passagers qui voudront faire un circuit en Corse pourront d’ailleurs arriver par Bastia et repartir par Ajaccio, ou inversement. Les vols ont lieu le même jour, le samedi.
Cette double desserte de « l’île de beauté » témoigne d’une certaine affinité entre Corses et Catalans ?
Disons que nous sommes deux peuples avec une culture forte et un patrimoine !

Les autres destinations de l’été ?
Madrid et Ibiza, Paris-Orly, Lille et Nantes, Londres-Stansted, Southampton et Birmingham, Dublin et enfin Bruxelles. Je précise que pour la plupart de ces lignes régulières, nous aurons davantage de fréquences ou des avions de plus grande capacité. Par exemple, nous passerons de 4 à 5 vols par semaine sur Dublin avec Aer Lingus, et de 3 à 4 vols par semaine sur Charleroi en juillet et en août. Sur Southampton, nous aurons jusqu’à 3 vols par semaine avec FlyBe. Sur Nantes, nous aurons l’un des tout nouveaux Airbus A319 de Volotea, soit 25 sièges de plus qu’avec les Boeing 717 que nous avions précédemment. Nous aurons aussi des avions de plus grande capacité sur Ibiza et sur Madrid.
Sur Paris-Orly, par contre, l’offre est stable et vous n’avez toujours pas de vols sur Paris-CDG?
Hop! Air France maintient son offre sur Orly mais nous aurons des capacités additionnelles en juillet-août, en plus du gain de sièges déjà obtenu avec la mise en ligne d’un Airbus A319 sur certains vols à la place d’un CRJ-1000. Par contre, c’est vrai que nous n’avons toujours pas de vols sur Charles de Gaulle. C’est un vrai manque pour les habitants des Pyrénées-Orientales et c’est un vrai problème pour notre aéroport qui voit une partie de ses passagers s’échapper sur Toulouse, Montpellier et surtout Barcelone. En fait, nous ne sommes reliés qu’à un seul hub de dimension internationale : Madrid.
La clientèle Affaires est importante au départ de Perpignan ?
Tout dépend évidemment des destinations et des horaires. Disons que la clientèle Business représente de 10 à 15% des passagers. Cela peut monter jusqu’à 25%. Notre aéroport est un outil au service des entreprises locales autant qu’un vecteur du développement touristique.
Quelles sont vos relations avec les autres aéroports de notre grande région ?
Nous avons des contacts privilégiés avec Carcassonne, dont je m’occupe aussi puisqu’il est géré par Transdev comme Perpignan. Nous travaillons aussi en bonne intelligence avec les équipes de Toulouse-Blagnac. Au-delà des spécificités de chaque aéroport, nous œuvrons tous pour la même région et nous n’avons aucun intérêt à nous cannibaliser.

Au final, quels sont vos objectifs pour 2016 ?
L’objectif à court terme est d’atteindre le seuil des 400 000 passagers. Pour cette année, nous espérons 380 000 passagers mais cela dépendra bien sûr du contexte économique et sécuritaire national. Je rappelle que l’an dernier nous avons totalisé 368 517 passagers, soit une très belle croissance de 4,14 %. Nous nous attachons aussi à améliorer les infrastructures et les services proposés à nos clients, avec par exemple le nouveau lounge que nous venons d’aménager au 1er étage de l’aérogare: un espace très cosy, avec vue sur piste, pour se détendre ou pour travailler. Les Perpignanais doivent se réapproprier leur aéroport, il est à leur service, au service de la ville, au service de la région.
Photos © Perpignan Sud de France et Chalair Aviation
Vous avez aimé ? Réagissez !
Annuler la réponse