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Air Mediterranee A321Après plusieurs reports pour permettre aux éventuels repreneurs de prouver leurs capacités financières, le tribunal de commerce de Tarbes a finalement prononcé ce lundi 15 février la mise en liquidation de la compagnie Air Méditerranée. Elle avait été placée en redressement judiciaire en janvier 2014. Son dirigeant et fondateur, Antoine Ferretti, a déclaré son intention de faire appel de cette décision.

C’est en 1997 qu’Antoine Ferretti avait fondé Air Méditerranée autour d’une activité de vols charters pour les tours opérateurs. Ce premier métier fut progressivement complété, à partir de 2009, par des vols réguliers sous les couleurs de la compagnie, principalement sur le bassin méditerranéen (Tunisie, Maroc, Algérie, Liban, Israël), voire jusqu’au Sénégal. Air Méditerranée venait d’ailleurs d’annoncer l’ouverture de deux nouvelles lignes sur Tunis et Oujda pour cet été au départ de Toulouse-Blagnac. Elle proposait aussi des vols réguliers au départ de Paris-CDG, Marseille et Nice. Pour les vols charters, elle intervenait aussi bien pour le Toulousain Fram que pour FTI, Karavel, Look Voyages, Thalasso N°1, Thomas Cook, TUI France, Voyamar, Go Voyages… au départ de Paris et de toutes les grandes plateformes régionales.

Les difficultés d’Air Méditerranée sont clairement apparues en 2010, avec un premier exercice déficitaire. En 2011, le chiffre d’affaires baissait encore de 15 % (182 millions d’euros) et en 2012 un premier plan de réduction d’effectifs concernait 87 emplois. Malgré les bons résultats de sa filiale grecque Hermes Airlines, Air Med fut victime à la fois de la crise économique, de la flambée du prix du carburant, du Printemps arabe et de la concurrence des low cost (les « compagnies hard discount » comme on disait chez Air Med) : une  dégradation du marché sans perspectives de reprise à court-terme. Entre 2013 et 2014, le chiffre d’affaires s’était effondré de 411 à 172,5 M€ (avec un déficit de plus de 12 M€).

Air Méditerranée exploitait des Airbus A321 et des Boeing 737-500 avec 220 salariés, un siège social à l’aéroport Tarbes Lourdes Pyrénées et un siège administratif au Fauga, dans le Muretain, à une trentaine de kilomètres au Sud de Toulouse.

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