
L’impact environnemental du transport aérien est de plus en plus mis en cause. Les avions ne génèrent pourtant que 4 à 5 % des émissions de CO2 dans le monde. Et si on analyse sérieusement les données, on constate qu’un déplacement en avion n’est pas forcément plus polluant qu’en voiture : 225 g de CO2 par passager/kilomètre pour un avion type Airbus A320 avec 110 passagers à bord, contre 220 g pour une voiture moyenne transportant une seule personne, selon la plateforme E-RSE. Les motoristes et constructeurs d’avions font des progrès constants – réduire la facture carburant est un impératif absolu pour les compagnies aériennes.
Les aéroports sont également très engagés dans le développement durable, à l’image de Marseille-Provence qui se développe tout en veillant à maîtriser et limiter son impact sur le territoire en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques (et de nuisances sonores). Un processus d’amélioration continue est mis en œuvre dans le cadre d’un système de management environnemental certifié par l’accréditation Airport Carbon. En 2025 au plus tard, l’aéroport Marseille Provence aura réduit ses émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques de respectivement 10 et 20 % par rapport à 2010. Le maintien de la biodiversité est également un axe important car l’emprise de l’aéroport est constituée pour les deux tiers de deux zones ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). AMP s’attache donc à préserver l’équilibre entre la préservation de la faune et la sécurité aéroportuaire. Chaque année, l’aéroport investit aussi dans la préservation des salins du Lion, ce petit coin de Camargue qui abrite plus d’une centaine d’espèces : aménagement des salins, mise en place d’un parcours découverte mettant en scène les différentes espèces présentes sur le territoire, création avant l’été d’un parcours sportif.
L’environnement, enjeu de la croissance
L’aéroport Marseille Provence vise les 12 millions de passagers en 2025. Pour Jean-Paul Ourliac, président du conseil de surveillance d’AMP, « cette croissance ne peut bien entendu pas s’envisager sans une intégration des enjeux de développement durable, respectueuse des populations locales et de leur environnement. La réduction de son empreinte environnementale est aujourd’hui un enjeu prioritaire pour l’aéroport et nous sommes pleinement engagés dans cette démarche. Réduire l’impact du transport aérien tout en préservant notre croissance économique, car les deux ne sont pas contradictoires, c’est l’équation que nous avons à résoudre ».
« Notre politique RSE (Responsabilité sociale et environnementale), n’est pas et ne doit pas être séparée de la stratégie et des opérations commerciales » renchérit Philippe Bernand, le président du directoire : « Il s’agit d’intégrer les préoccupations sociales et environnementales dans nos stratégies et nos opérations. Notre objectif est d’être économiquement viable, d’avoir un impact positif sur la société et de mieux respecter l’environnement ».
Photo © AMP
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