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Idée week-end : laissez-vous émerveiller par Séville !

Seville caleche

Quien no ha visto Sevilla, no ha vesto maravilla ! Alors laissez-vous émerveiller par la capitale de l’Andalousie : la cathédrale Santa-Maria de la Sede et sa célèbre Giralda, le Real Alcázar et ses jardins arabo-musulmans, le Guadalquivir avec ses berges et sa Torre del Oro, le quartier Santa Cruz, la cité de Triana, l’île de la Cartuja, le tout sur fond de flamenco (Anda ! Anda !) et accompagné de tapas. Séville se visite le jour et se vit la nuit. Alors profitez-en au maximum !

La cathédrale et sa Giralda : le souvenir d’Al-Andalous

Seville Giralda

Commençons évidemment notre visite par la « zona monumental » avec le Real Alcázar et la cathédrale surmontée de la fameuse Giralda. Un minaret almohade avec des cloches très catholiques : c’est ainsi que se présente le clocher qui offre une vue fantastique sur Séville. Construit à la toute fin du XIIème siècle, le minaret fut rehaussé d’un clocher et couronné d’une statue de la Foi en 1568. La mosquée, elle, a totalement laissé place à une cathédrale gigantesque, ses bâtisseurs proclamant : « Élevons un monument qui fasse croire à la postérité que nous étions fous » !

Le Real Alcazar : l’un des édifices les plus riches et les plus complexes au monde

Seville Real Alcazar palais

Le Real Alcázar est le plus ancien palais royal encore en fonction en Europe avec plus de mille ans d’histoire. Là encore, chaque pas est un émerveillement : le patio del Leon, la Sala de la Justicia, le Salon de los Embajadores, le retable de la Virgen de los Navegantes, le Cuarto del Principe, le Palacio del Rey Don Pedro, les Banos de Maria de Padilla, la Fuente de Mercurio, les céramiques exposées au premier étage… Et que dire des jardins et de leurs fontaines : jardins à l’italienne à l’ombre de la muraille almohade, jardins Ingles, style français pour le Jardin du Marquis de la Vega Inclàn, étang de Mercure, galerie du Grotesque, fontaine de Neptune, pavillon de Charles Quint, etc., etc.

Seville Real Alcazar jardins

En sortant du palais, profitez d’être dans le centre pour aller au Seis, le restaurant de l’Hôtel Inglaterra sur la plaza Nueva (à 250 mètres de la cathédrale). Ou jouez grand jeu, 150 mètres plus loin, avec le menu dégustation (64 €) du chef Juan Marcos à la Taverna del Alabardero. Situé calle Zaragoza, cet établissement est la plus prestigieuse école hôtelière de Séville. La table andalouse ne se résume pas aux tapas, raciones et ½ raciones.

La Torre del Oro : Seville, port et porte du Nouveau Monde

Seville Torre del Oro

Gagnons maintenant le Guadalquivir, ou plus précisément le canal-darse Alphonse XIII, pour rejoindre la Torre del Oro. Cette tour almohade (qui s’appelait Borg al-Azahar : la tour brillante) marquait l’extrémité des remparts de la ville et contrôlait le fleuve par un système de chaînes, peut-être avec une seconde tour sur l’autre rive. Aujourd’hui encore, elle dépend du ministère de la Défense mais elle abrite surtout le musée naval de Séville avec maquettes de bateaux (dont la Santa Maria de Christophe Colomb), tableaux, cartes, figures de proue retraçant les grandes étapes de l’histoire maritime de Séville, port et porte du Nouveau Monde pendant plus de 2 siècles.

Triana, le quartier des marins et de la céramique

Seville Guadalquivir Triana

En se promenant sur les berges du fleuve, on peut voir sur l’autre rive les petites maisons colorées du quartier de Triana. Et il suffit de passer le pont (en l’occurrence le Ponte Isabel II) pour arriver à l’entrée de ce quartier : le Castillo de San Jorge. Si vous prenez à gauche (calle Betis), vous longez le fleuve et bénéficiez cette fois d’un large panorama sur Séville (à l’heure du repas, arrêtez-vous au n° 7 pour découvrir la nouvelle cuisine du chef Victor Gamero au restaurant Betis 7 Triana Experience) ; si vous allez tout droit, vous voici sur la calle San Jacinto, animée par ses terrasses de cafés, restaurants et bar à tapas. Mais faites encore quelque pas, jusqu’à la calle Castella pour atteindre le restaurant Casa Cuesta ! Cette maison fondée en 1880 propose une large carte de tapas, ragouts charcuteries, viandes, poissons et coquillages (coques, palourdes, couteaux…).

Seville Centro Ceramica Triana

Triana fut longtemps le quartier des marins et de la céramique. Ne manquez pas de visiter le Centro Ceramica Triana, un musée récent (il fête ses 5 ans cet été) et très bien conçu. Dans une ancienne usine, il nous montre l’art de la céramique, combinaison des quatre éléments (terre, eau, air et feu) et son évolution au fil des siècles, depuis la poterie médiévale (une tradition islamique revisitée par des chrétiens) jusqu’au dialogue entre passé et présent engagé à l’occasion de l’exposition ibero-américaine de 1929. Le Centro rappelle aussi que Triana cumula de nombreuses activités industrielles, de la fabrication du savon (également d’origine arabe) jusqu’à la construction aéronautique avec Hispano Aviacion (l’activité aéronautique se poursuit aujourd’hui à Séville avec l’assemblage de l’Airbus militaire A400M). Mais Triana se distingue aussi par sa longue tradition festive et son rôle dans l’histoire du flamenco.

L’île de la Cartuja : loisirs, chartreuse et art contemporain

Seville Cartuja exterieur

De Triana, en suivant le Guadalquivir, on arrive bientôt à l’île de la Cartuja. Entre les friches et les immeubles de bureau hérités de l’exposition universelle de 1992, cette île de la Chartreuse accueille le Centre andalou d’art contemporain. Il est implanté dans le monastère de Santa Maria de las Cuevas : étrange juxtaposition de bâtiments religieux et de cheminées industrielles (une faïencerie occupa les lieux pendant un siècle et demi – photo ci-dessus) et mixité culturelle entre des vestiges du XVème siècle et des œuvres on ne peut plus contemporaines. A l’extérieur du monastère, une statue de Cristobal Colón rappelle que le célèbre navigateur prépara ici son deuxième voyage vers les Amériques.

En sortant de la Cartuja, surtout si vous êtes avec vos enfants, vous pouvez aller à la Isla Magica (parc d’attraction aquatique), au Pavillon de la navigation (approche assez ludique de la navigation) ou encore au CaixaForum pour l’expo de l’été : « Tintin y la Luna » (du 11 juillet au 27 octobre 2019).

Les collections du Musée des Beaux-Arts et de la Casa de Pilates

Seville Musee des Beaux Arts

Revenons en centre-ville pour des expositions beaucoup plus classiques : celles du Musée des Beaux-Arts et de la Casa de Pilatos. Le Musée des Beaux-Arts de Séville fut créé en 1835 dans un ancien couvent et avec des œuvres confisquées à des couvents et monastères. Le bâtiment ne manque pas de charme : il date du début du XVème siècle et fut modifié 150 ans plus tard dans le style du maniérisme andalou. Quant aux œuvres exposées, elles vont des peintures et sculptures sévillanes du XVème siècle jusqu’aux œuvres d’artistes du siècle dernier (tels que Zuloaga, Vasquez Diaz, Sorolla) en passant par la Renaissance, le Maniérisme, le Naturalisme, le Baroque, Goya… Les plus belles collections concernent Francisco de Zurbaran, Murillo (avec notamment sa Dolorosa de 1665 – détail ci-dessous) et Juan de Valdes Leal – dont Murillo disait qu’on ne peut regarder ses tableaux qu’en se bouchant le nez…

Seville Murillo Dolorosa

En sortant du musée, juste en face, dégustez les glaces naturelles et artisanales de la heladeria Créeme. Si c’est l’heure du déjeuner, ne manquez par la formule imbattable du restaurant Bodegon Alfonso XII, tout à côté (33, calle Alfonso XII) : le menu du jour est à 8,50 € avec entrée, plat et boisson (comptez 2,50 € pour ajouter une assiette de queso manchego). Une cuisine familiale à partager avec les habitués du quartier.

Comme le Museo de bellas artes, la Maison de Pilate (Casa de Pilatos) mérite une longue déambulation. D’apparence plutôt simple de l’extérieur (comme souvent à Séville ainsi qu’en terre d’islam), ce palais se révèle somptueux dès que l’on a franchi la première cour : diversité des styles architecturaux successifs (gothique mudéjar, gothique flamboyant, Renaissance, Baroque, Romantisme), abondance des marbres, stucs et azulejos, beauté des jardins, patios et salons, richesse des collections de statues, peintures et tapisseries.

Et encore…

Seville Place Espagne

Un simple week-end ne suffit pas pour découvrir toutes les richesses de Séville. Il faut voir aussi la plaza de Espana (photo ci-dessus) et le parc Maria Luisa, le Centre Velazquez à l’hospice des Vénérables, le barrio de Santa Cruz (le quartier d’où les juifs furent expulsés après la Reconquista), la calle Sierpes (piétonne et très commerçante mais donnant accès à la chapelle de San José et à l’église collégiale du Salvador (véritable trésor du baroque espagnol), le palais de las Duenas avec ses patios et œuvres d’art, le Musée du flamenco et les arènes royales, sans oublier la création la plus récente et la plus atypique de la ville, le Metropol Parasol (photo ci-dessous). Surnommé « Setas de Sevilla » (« les champignons de Séville »), cette structure a été conçue en 2001 par l’architecte allemand Jürgen Mayer-Hermann. C’est sans doute la plus grande construction en bois au niveau mondial : 150 mètres sur 70, et 26 mètres de hauteur. On peut se promener tout en haut de ce mirador pour profiter du panorama à 360° sur la ville.

Seville parasol

Algunas recomendaciones…

Pour éviter de perdre votre temps dans les files d’attente, planifiez vos visites et achetez vos billets à l’avance, exclusivement sur les sites officiels (et sécurisés) :

Si vous avez besoin de vous délester de votre bagage, notez qu’une consigne automatique est à votre disposition à l’intérieur de la station de bus Plaza de Armas.

Pour préparer votre séjour, consultez bien sûr le site du Consorcio de Turismo de Sevilla : www.visitasevilla.es

Et pensez à lire ou relire deux classiques de la littérature française, deux portraits de « gitanillas » sévillanes :

  • la Carmen de la nouvelle de Prosper Mérimée (1845) : « Elle avait un jupon rouge fort court qui laissait voir des bas de soie blancs avec plus d’un trou, et des souliers mignons de maroquin rouge attachés avec des rubans couleur de feu. Elle écartait sa mantille afin de faire voir ses épaules et un gros bouquet de cassie qui sortait de sa chemise. Elle avait encore une fleur de cassie dans le coin de la bouche, et elle s’avançait en se balançant sur ses hanches comme une pouliche du haras de Cordoue » ;
  • la Conchita de Pierre Louÿs dans « La Femme et le Pantin » (1898) : « Elle paraissait vingt-deux ans. Elle devait en avoir dix-huit. Qu’elle fût Andalouse, cela n’était pas douteux. Elle avait ce type, admirable entre tous, qui est né du mélange des Arabes avec les Vandales, des Sémites avec les Germains, et qui rassemble exceptionnellement dans une petite vallée d’Europe toutes les perfections opposées des deux races. Son corps souple et long était expressif tout entier. On sentait que, même en lui voilant le visage, on pouvait deviner sa pensée et qu’elle souriait avec les jambes comme elle parlait avec le torse. »

Votre avion pour Séville au départ du Grand Sud (été 2019)

  • Bordeaux – Séville : avec Ryanair (le mardi et le samedi)
  • Marseille – Séville : avec Ryanair (le lundi, le mercredi et le vendredi)
  • Nice – Séville : avec easyJet (le mardi, le jeudi et le samedi)
  • Toulouse – Séville : avec easyJet et avec Ryanair

L’aéroport de Séville est relié au centre-ville par la ligne de bus EA de la compagnie Tussam. Le trajet coûte 4 € (l’aller-retour à 6 € n’est valable que dans la même journée).

Entre l’aéroport et le terminus Plaza de Armas, le bus EA dessert plusieurs arrêts dont la gare ferroviaire AVE Santa Justa, la station tram-métro-Renfe San Bernardo, l’avenue Carlos V (Jardines del Prado) et le Paseo Colon (à hauteur de la Torre del Oro).

En taxi, le trajet aéroport – centre-ville coûte 22,35 € (24,92 € la nuit et le week-end). Ces prix fixes passent à respectivement 24,92 € et 31,14 € durant la Semaine sainte et la Feria de abril.

Photos © Christian Guillard / FlyAndGo

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